Le Festival d’Histoire populaire est né de deux aspirations : valoriser l’histoire de celles et ceux que les discours oublient ou négligent et expérimenter des formes originales de création et de transmission historiques.
En réponse à ces défis, un collectif formé de chercheurs·ses de l’UPEC et de l’association La Boîte à Histoire a imaginé un Festival d’Histoire populaire. Inscrit dans une démarche d’histoire publique. Il associe scientifiques, étudiant.e.s, artistes et citoyens·nes pour diffuser des savoirs historiques hors des cercles académiques.
Spectacles, conférences, chorales et jeux seront au rendez-vous. Ce festival unique en son genre pourrait bien vous faire redécouvrir l’histoire !
Après avoir exploré la thématique des “Paroles populaires”, puis celle de “la Fête”, le Festival d’Histoire populaire consacre sa troisième édition au “Corps”.


Le corps a une histoire. Non seulement parce que, depuis la Préhistoire, des traces multiples documentent les pratiques alimentaires, sexuelles ou sportives, les gestes, les maladies et les critères de beauté. Mais surtout parce qu’étudier les corps, c’est mieux comprendre les sociétés du passé.
Les règles sociales s’y donnent à lire, traduites en codes vestimentaires et en règles d’étiquette, les violences y laissent des traces, les identités s’y construisent et s’y négocient. À l’historien·ne qui l’explore se révèlent la fatigue de l’ouvrière à la chaîne, les blessures invisibles du soldat comme les résistances silencieuses du corps asservi.
Faire une histoire populaire du corps c’est ressusciter ces corps négligés de leur vivant et si vite oubliés après leur mort ; c’est considérer avec une égale attention les corps des puissants, ceux qu’on a jugé bon d’immortaliser dans la pierre ou sur la toile, et les corps sans nom qui se révèlent au détour d’un rapport administratif ou d’une photo.
C’est aussi « populariser » les sources, les méthodes et les réflexions des historiennes et des historiens qui s’emploient à faire parler les corps du passé. C’est faire comprendre que tout – dans nos manières de punir et de manger, de nous soigner et de courir, de faire l’amour et de nous habiller – est le fruit d’une histoire, et qu’on peut aussi bien faire de l’histoire en short et en baskets qu’engoncé dans un costume de tweed mal ajusté.
LE PROGRAMME






ACCÈS
Le FHP#3 se déroulera dans plusieurs lieux au coeur de la ville de Créteil, ainsi qu’à Paris et à Vincennes
Le comité de pilotage du FHP est constitué d’enseignants·tes-chercheurs·ses de l’UPEC issu·es de disciplines diverses, d’historiennes publiques membres de la Boîte à Histoire (association oeuvrant pour la diffusion de l’histoire en dehors des milieux académiques), de professeurs du secondaire, et de professionnels de la médiation et membres d’associations ou sociétés savantes comme l’AMuLoP, la Société Astronomique de France et la Société d’histoire de 1848 et des révolutions du XIXème siècle.
Pour cette troisième édition, le FHP convie des intervenant·es de tous horizons : historiens·nes, anthropologues, comédiens·nes, musiciens·nes, étudiants·tes, professeur.e.s, journalistes, professionnels·les de la médiation, membres du milieu associatif… Bref : le festival s’affirme comme un espace privilégié de partage !






















